Dépassement de soi, mais aussi déplacement des règles du jeu – du jeu de l’art mais aussi celui du monde – la pratique de l’artiste se déroule comme un processus dont le résultat lui-même, et à chaque fois, s’en remet au mouvement, comme des étapes nécessaires et successives à une tâche infinie.

A chaque tracé sur la toile, à chaque courbe jetée hors de soi, se dessine en soi la figure et l’exigence d’une manière de vivre.

Faire sans cesse, réveiller la musique du monde, en cherchant en essayant en expérimentant, parce que le temps manque, parce qu’il est déjà trop tard ; mais aussi créer, réaliser toutes les idées, suivre toutes les intuitions en s’appropriant en inventant la position et les gestes de l’art.
 
Il s’agit, en fin de compte pour Kol, de se former au monde – tenir debout – et allez jusqu’au bout.